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La pollution intérieure est une problématique très souvent ignorée et malheureusement mal ou… pas traitée du tout !

En tant que professionnel, nous travaillons sur cette problématique et sommes très heureux de voir que le ministère de la santé lance DEMAIN (!!!) un guide et un site internet à ce sujet (www.prevention-maison.fr)

La qualité de l’air intérieur : retour sur un enjeu essentiel pour un habitat vraiment sain !

Air et santé, deux amis inséparables…

Nous passons en moyenne 80% de notre temps dans des espaces clos : logements, bureaux, transports… et la concentration de polluants y est en général 30 à 100 plus importante que dans l’air extérieur.

Ces polluants peuvent avoir des effets désastreux sur la santé, allergies, nausées, cancers et maladies pulmonaires, sont des symptômes bien connus des organismes mondiaux de santé et d’hygiène. On estime cette pollution intérieure responsable de 15 à 20% des maladies allergiques, ainsi qu’une prédisposition accrue pour de nombreux cancers. Pour ces derniers il est très difficile de quantifier exactement la responsabilité de la pollution de l’air, les études réalisées étant assez récentes, et nécessitant une analyse sur plusieurs dizaines d’année pour être vraiment significatives. De plus le tabac étant considéré comme un des principaux polluants intérieur, contenant  plus de 3000 substances recensées,  les chiffres en sont fortement augmentés, mais la croissance du nombre de cancer et de la pollution de l’air, sont deux phénomènes de cause à effet qui ne peuvent être dissociés…

Une mauvaise qualité de l’air est d’autant plus néfaste pour la santé qu’elle l’est pour l’environnement, que ce soit par l’émission de Gaz à Effet de Serre responsable du réchauffement climatique et de tout ce qui en découle (montée des eaux,  catastrophes naturelles…), ou encore du trou dans la couche d’ozone, très à la mode il y a quelques années de cela.

Les polluants à la maison, un constat inquiétant…..

La pollution intérieure se caractérise par un ensemble de polluants physiques, chimiques ou biologiques de diverses origines. En milieux clos, les polluants intérieures et extérieures s’ajoutent et peuvent même interagir pour créer de nouveaux polluants, comme des Composés Organiques Volatiles ou de très fines particules,  qui du fait de leur très petites tailles (moins de 10 µm de diamètre) peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et engendrer des pathologies graves.

Source : APPA (Association pour la prévention de la pollution atmosphérique)

Source : APPA (Association pour la prévention de la pollution atmosphérique)

Tabac, monoxyde de carbone (CO), CO2, oxydes d’azote(NOx), oxydes de soufre (SOx), COV (benzène, cétones…), aldéhydes… et j’en passe, sont des composés chimiques  issus en partie des processus de combustion (chauffage, circulation automobile, cigarette, industrie…) mais aussi des produits de construction, d’ameublement, de décoration, d’entretien ou de bricolage, utilisés en proportion importante dans les habitations sans réelle prise de conscience par les utilisateurs. Certaines plantes et animaux domestiques sont aussi source d’allergènes (pollen, acariens…), mais c’est l’humidité qui est la principale cause d’insalubrité en favorisant l’apparition de bio-contaminants (bactéries, légionnelle, moisissures…). Des polluants  dits « réglementés »  (radon, plomb, amiante…) sont aussi présents dans les habitations, et doivent faire l’objet d’études  spécifiques selon la législation en vigueur, avec des sanctions possibles à la clef.

…mais des solutions existent

Il existe différents moyens d’actions pour lutter contre ces pollutions intérieures, le meilleur restant la prévention, qui passe tout d’abord par un changement des comportements. Effectivement, l’utilisation de matériaux et produits respectueux de l’environnement est une condition sine qua none si l’on veut que notre air soit respectueux de notre santé. Une ventilation contrôlée (sans fuites parasites, un test blower door est nécessaire) ainsi qu’un nettoyage régulier des bouches d’aération, sont nécessaires pour lutter contre les problèmes d’humidité. Plusieurs solutions technologiques à base de filtres ou de captage par photo catalyse (processus similaire à la photosynthèse végétale) sont aussi possible.

L’utilisation de plantes dépolluantes (ficus, lierre, cactus, chrysanthème…) reste néanmoins le moyen le plus facile et le moins onéreux pour améliorer la qualité de son air intérieur, de nombreux ouvrages sont spécifiques à ce sujet et laissent penser que la nature fait bien les choses. Malheureusement ces plantes ne constituent pas une solution miracle aux problèmes de pollution intérieur, différents intervenants en accord avec l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, ont des outils de détections et d’analyses qui ont fait leurs preuves. Alors n’attendons pas que les industriels arrêtent d’empoisonner nos maisons par soucis éthique (un jour peut être…), travaillons sur ce qui est à notre portée, c’est tout d’abord de chez soi qu’il est possible d’agir en réponse aux problèmes environnementaux actuels !

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